La crise de l’éducation nationale : Pour remonter à la racine du mal
En réalité le rapport de la banque mondial qui met l’accent sur l’état déplorable de notre système éducatif, n’apporte rien de neuf. Ceux qui ont connaissance du sujet savent pertinemment que le système en entier va inéluctablement à la dérive. Il faut souligner et sans état d’âme -même si le rapport ne le mentionne pas- que le personnel éducatif est en parti responsable de cette débâcle! L’opinion publique avait répercuté depuis quelque temps une indignation générale ressentie envers les procédés habituels chez une grande majorité parmi le corps enseignant ! Un manque de conscience professionnelle existe chez cette partie du personnel éducatif. Il y’a notamment un taux d’absentéisme élevé et un manquement au devoir qui prend des formes diverses. Pire encore, il y’a un acharnement de leur part, à extorquer de l’argent aux élèves en leur imposant des heures supplémentaires. Ceci est à mon âme et conscience un acte délibéré de corruption. Les élèves qui paient des heures supplémentaires se verront gratifiés par des notes élevées, même dans le cas ou ils ne fournissent pas vraiment un effort substantiel ! Vraisemblablement cela est préjudiciable pour les élèves pauvres qui sont studieux mais qui n’ont pas les moyens de payer des heurs supplémentaires. Des procédés pareils qu’on peut aisément qualifier de frauduleux, laisseront inévitablement chez l’élève des séquelles d’ordre psychologique et éthique.
L’éducation nationale n’est pas un cas isolé. Le service publique entier affronte des conditions de délabrement total et de corruption, mais cela ne peut en aucun cas être une excuse. Cela va sans dire que l’on compte sur ce secteur pour former des individus responsables qui seront en mesure sortir notre pays du sous développement dans lequel il languit depuis trop longtemps.
Des anomalies structurelles rendront obsolète toute reforme. A titre d’exemple on citerait la situation kafkaïenne dans laquelle se trouve le cursus que nos enfants sont amenés à parcourir. Un enseignement à moitié en arabe et à moitié en français ! Il est choquant de constater que cet état de chose ait pu sévir depuis plusieurs décennies, et cela sans qu’aucune solution n’y soit apportée. Un système mi-arabisé mi-francophone subsiste encore ! Il sera vraiment urgent d’arabiser le système en entier. La meilleure des choses que l’on puisse faire est de proposer à l’élève, dans tous les niveaux d’étude, un enseignement dans sa langue maternelle. Ce plurilinguisme qui fait que la langue des études, varie d’un niveau à l’autre, est une donne presque surréelle. Les élèves qui s’y trouvent confrontés se sentent déconcertés, ce qui conditionne sans aucun doute leur rendement d’une manière négative !
Ce qu’on ne dit pas assez souvent c’est que si le Maroc est classé derrière l’Algérie et la Tunisie, le budget octroyé par le Maroc à l’enseignement arrive aussi loin derrière les budgets octroyés pour le même secteur par ces deux pays! Cela ne veut en aucun dire dire que la masses salariales devrait être augmentée mais un suppléant budgétaire assigné aux infrastructures serait la bienvenu.
A la fin notons que l’éducation est la dynamo du développement et si elle est dans un état incertain c’est la société entière qui s’en verra affectée.