"O'Brother"(3)

Publié le par spiretual.whisper

    00506312.gif
     A La vue de la guitare, Delmar s exclama : IL y a quelqu’un qui paie dix dollar a tous ceux qui chantent dans une boite de conserve ! Car c est comme ça qu on appelait a l époque un Microphone .Ils se rendirent tous a la grange qui se dressait sur un terrain dégagé .Des champs déserts s étendaient tout autour, a perte de vue .C’est la ou siégeait la radio qui voulait a tous prix recruter de nouvelles virtuoses .Elle était tenue par un non voyant qui est en même temps son propriétaire. La seul condition qu il posait avait un rapport avec certains pigments. Il fallait que la couleur de la peau des prétendants a la gloire soit blanche. Il fera tout de même une concession. Il va exceptionnellement admettre que l accompagnateur du groupe soit noire. Tomy le guitariste va prouver que son marché avec le diable avait payé .Ils ont chanté : la ballade de l homme profondément triste . chacun avec dix dollars a la main, ils quittèrent satisfait la Radio .Au même moment Papy O’danniel arrivait en compagnie de son staff électoral. L ère où il était contraint de sérer la patte à ses électeurs est bien révolu. Maintenant il allait entrer dans l ère de la communication avec les masses. Il était venu pour faire un speech à la Radio.
     Sur une route sinueuse qui traverse la foret, des éclats de chant parvenaient à leurs oreilles. Pitt est le premier a les déceler. Il ordonna brutalement au chauffeur de freiner sur place ! C’était des voix de femme qui s élevaient dans les aires tel un chant de sirènes. Les trois hommes étaient comme attirés par des forces immuables. Les voila devant une scène incroyable ! Trois femmes avec des corps voluptueux, mouillés et a moitié nues. Elles étaient assises sur des cailloux au milieu d une rivière qui ruisselait avec nonchalance. Elles répétaient toute le même refrain encore et encore :
          Go to sleep little baby…
          I don’t need no body else but my baby…
Les trois femmes se relevèrent et avancèrent vers les trois hommes, tout en chantant. Eux, ils étaient là, figés tel des statuts, avec des yeux écarquillés. Les trois créatures de rêve avaient chacune entre les mains une grande jarre  débordante de gnolle. Elles les offraient généreusement aux hommes. Ceux ci n avaient d autre choix que d ouvrir la bouche et d y laisser couler le breuvage euphorisant.
    
Publicité

Publié dans Méditation

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article